[PLATEFORME] GDF Suez, premier acteur du crowdfunding écologique ?

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Dans un précédent article, nous avions abordé l’avantage financier indiscutable du crowdfunding écologique. Mais cette semaine, GDF-Suez a abordé le sujet sous un autre angle, relançant par là même l’intérêt de financer un projet écologique sur une plateforme de financement participatif.

Mardi 17 Mars, l’entreprise GDF-Suez a annoncé la création de sa plateforme de crowdfunding Green Channel qui devrait être officiellement lancée cette été. Cette plateforme sera exclusivement dédiée aux projets de développelement des énergies vertes. La décision de créer cette nouvelle plateforme n’est pas anodine. Il est plus facile de faire accepter le lancement d’un projet écologique par la population quand celle-ci est impliquée dans le financement. En effet, un parc éolien n’est pas à proprement parler une oeuvre d’art, et est en plus bruyant. La population rechigne donc souvent à voire ce genre d’installation se mettre en place, et le casse tête administratif qui s’ensuit est un frein au lancement de projets écologiques, résultat des courses, il faut en moyenne huit ans pour lancer la construction d’un parc éolien. Le financement participatif, en se rapprochant des populations locales et en leur permettant de bénéficier d’un retour sur investissement, peut réduire ce délai, actuellement beaucoup trop long.

Mais ce n’est pas la seule raison qui a poussé GDF Suez à lancer sa propre plateforme de crowdfunding. Déjà 10 % des capacités éoliennes de l’entreprises ont été financées grâce au crowdfunding ! On peut citer l’exemple du Haut des Ailes dans la Moselle où un parc de 16 éoliennes a en partie été financé grâce à 98 actionnaires locaux en 2005. Grâce à ce type d’initiative, GDF-Suez anticipe une évolution réglementaire. La loi sur la transition énergétique pourrait en effet bientôt obliger les projets de développement des énergies vertes à être en partie financés par des partenaires locaux pour que les populations ne subissent plus ces installations mais en profitent également. L’amendement est dans les cartons, mais rien n’est encore fait. Alors patience.

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À propos de l’auteur

Après une licence d’économie à la Sorbonne j’ai décidé de me lancer dans le journalisme. Passionné par les nouvelles technologies et après une première expérience dans un journal national, j’ai vu dans le financement participatif un moyen de concrétiser n’importe quelle bonne idée, même la plus farfelue et l’occasion de populariser l’innovation.

Un commentaire

  1. Tiens, un an et quelques articles de presse toujours plus élogieux plus tard, rien. L’éco-système des communicants « oh! J’ai envoyé un message…je suis digital ! », des copains et des combines se heurterait-il au mur du bon sens ? En sept mois, deux projets, 0.8 million d’euros, quasiment atteints vu qu’on est à 10℅ au global, les 100 millions que la plateforme veut financer n’ont qu’à bien se tenir!

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