Le crowdfunding autour du monde – Épisode 6 : les Pays-Bas

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Pour ce 6ème épisode de notre série « Le crowdfunding autour du monde », nous retournons en Europe pour vous emmener aux Pays-Bas !

Les Pays-Bas constituent aujourd’hui un des grands du crowdfunding à l’échelle européenne et même mondiale. Incontestablement. Un résultat qu’il doit à ses plateformes, aussi nombreuses que variées, et à un cadre légal sain et précurseur en la matière.

Pays-Bas

Une grande diversité de plateformes de crowdfunding

Les Pays-Bas comptent de nombreuses plateformes de financement participatif, de tout type et pour tous les projets, quels qu’ils soient.

Les quatre grandes familles du crowdfunding y sont représentées, qu’il s’agisse du don avec ou sans contreparties, du prêt ou de l’equity (investissement au capital d’une entreprise). Ce qui offre un vaste choix aux potentiels porteurs de projets et permet de stimuler l’activité du marché néerlandais de la finance participative de façon constante et conséquente.

Voordekunst et 4just1, toutes deux dédiées aux projets créatifs, comptent parmi les principales plateformes dites « générales ». Niveau sport, les néerlandais peuvent se diriger vers TalentBoek pour leurs projets. Le milieu du cinéma est également bien représenté avec CinemaReloaded ou CineCrowdQuant aux projets humanitaires, il est possible d’effectuer des dons sur PifWorld ou 1ProcentClub notamment.

Une liste non exhaustive qui vous donne un petit aperçu de l’éclectisme offert par les plateformes néerlandaises !

Equity crowdfunding : un cadre légal défini et favorable

À l’heure où l’equity commence -mais peine- à se voir légalisé dans les différents pays du monde, les Pays-Bas ont pris une importante avance en la matière. Une avance qui est toujours d’actualité, il convient de le souligner.

Voilà presque quatre ans que les Pays-Bas ont posé un cadre légal quant à la pratique de l’equity crowdfunding. Ils sont même allés plus loin en autorisant également les investisseurs « non-accrédités » (remplissant les conditions financières pour être aptes à investir), à obtenir des parts dans le capital d’une entreprise. Un point qui fait débat généralement et ralentit les différentes procédures législatives. La raison ? Changer -et alléger- les conditions inhérentes à la définition d’investisseur accrédité revient à réduire les protections offertes aux potentiels investisseurs. Un problème que n’a pas connu le pays. En effet, ces dernières années, les principales plateformes d’equity n’ont eu à déclarer aucun cas de fraude.

Les plateformes Share2start, Crowdaboutnow ou Symbid constituent les exemples parfaits de cette réussite. La dernière, Symbid, enregistre depuis son lancement en 2011, près de 25 000 investisseurs et plus de 4,5 millions d’euros levés pour les entreprises qu’elle a présentées sur sa structure. À l’instar de ses homologues, celle-ci a mis en place un certain nombre de sécurités pour protéger les investisseurs. Protections qui permettent aujourd’hui la pérennité de leurs activités.

Symbid souhaite aujourd’hui toucher le marché américain et a dores et déjà entamé le processus d’extension de ses services. Plus de trois mois après que Kickstarter, la plateforme américaine de crowdfunding, ait étendu son activité aux Pays-Bas, au tour des néerlandais de proposer leurs services aux américains !

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À propos de l’auteur

“Après une licence de droit et quelques petits voyages autour du monde, je me suis réorienté vers le journalisme pour pouvoir me concentrer sur l’écriture. Au terme de mes études, j’ai alors rejoint l’équipe de Good Morning Crowdfunding, séduit par les valeurs véhiculées par le financement participatif, à savoir la rencontre, la solidarité et le partage.”

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