[INSOLITE] La polémique des enfants du crowdfunding

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Adoption

Parler d’adoption est toujours délicat dans le sens où on parle de la vie d’un enfant et en même temps de gros enjeux financiers, à tel point qu’on parle parfois de « marché de l’adoption ».

Car, oui, adopter, ça coûte cher ! Surtout pour l’adoption internationale. Il faut d’abord se déplacer, parfois plusieurs fois, dans le pays d’origine de l’enfant pour le rencontrer, rencontrer les personnes qui s’occupent de lui, effectuer toutes les procédures administratives. Ensuite, il existe énormément de procédures sur le territoire d’accueil qui impliquent d’engager des frais (avocat, interprètes…). Enfin, il faut payer le voyage pour faire venir l’enfant adopté. Il n’existe pas de « coût moyen de l’adoption » car cela se fait au cas par cas et beaucoup de variables entrent en jeux (éloignement de l’enfant, type d’organisme qui s’en occupait…) mais la somme des frais engagée peut parfois s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Malheureusement, des familles qui ressentent le besoin d’adopter, même avec toute la volonté du monde, ne parviennent pas à réunir la somme suffisante. C’est pourquoi beaucoup, principalement aux Etats-Unis, font appel au financement participatif pour pouvoir accueillir un  nouvel enfant chez elles. La plateforme GoFundMe a levé plus d’un million de dollars pour des projets d’adoption. Il existe même une plateforme dédiée à ce type de projets : Adopttogether qui a levé quatre millions de dollars pour 982 projets d’adoption.

adopttogether

Quel problème cela pose ? Cela permet a de nombreux enfants d’être adoptés. En termes réel, ce concept est donc bon. C’est plus un problème moral, car ce concept pousse toujours plus loin le principe de monétisation de l’adoption. De plus les projets sont présentées de façon relativement sommaire : « Nous pouvons donner à cet enfant tout l’amour qu’il mérite… ». Comment savoir si les potentiels parents sont aptes à élever un enfant ? Devenir parent est un projet extrêmement personnel et intime, il paraît délicat d’aider un couple à réaliser ce projet sans même l’avoir rencontré.

C’est un débat qui n’a pour l’instant pas de réponse…

 

 

 

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À propos de l’auteur

Après une licence d’économie à la Sorbonne j’ai décidé de me lancer dans le journalisme. Passionné par les nouvelles technologies et après une première expérience dans un journal national, j’ai vu dans le financement participatif un moyen de concrétiser n’importe quelle bonne idée, même la plus farfelue et l’occasion de populariser l’innovation.

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