[INTERVIEW] Famousrity est la plateforme de crowdfunding qui met la célébrité au service de la solidarité

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Famousrity est la première plateforme de crowdfunding digitale permettant aux célébrités de récolter des dons pour leurs associations en faisant participer la foule. Avec Famousrity, chaque association suscitant un appel aux dons pour des causes humanitaires est parrainée par une célébrité. Cette célébrité grâce à sa disponibilité, donne la possibilité à un de ses fans donateurs de gagner via un tirage au sort l’opportunité unique de vivre une expérience inoubliable en sa compagnie et de nombreux goodies. Un véritable cercle vertueux « win-win » est proposé aux bénéfices de l’élan du coeur et à la réalisation des rêves les plus fous !

Simplice Anthony Mandjeka, Fondateur de Famousrity, nous a accordé une interview pour nous parler de sa plateforme, dans le cadre de la campagne de financement participatif des LEJ sur Famousrity, au profit des associations Le Don du Son et Les Enfants du Jeu (Vous pouvez retrouver l’interview des LEJ ici).

 

Famousrity

Simplice Anthony Mandjeka, Fondateur de Famousrity

Quelle est l’histoire de Famousrity?

Je suis un entrepreneur et j’ai eu la chance de voyager et de voir ce qui se faisait à l’étranger. Je souhaitais créer une boîte à vocation sociale, sociétale qui ait un impact positif réel. J’avais les compétences techniques et un carnet d’adresses bien fourni. En janvier 2014, j’ai décidé de me pencher dessus. J’ai monté la plateforme avec un consultant. On travaille sans relâche depuis. Famousrity c’est le fruit d’un travail de deux ans. Ça me tenait à cœur de mettre la célébrité au service de la solidarité. En mon sens, l’entreprenariat permet de créer des richesses et de pouvoir les redistribuer par la suite. Dans un premier temps, dans ma vie, j’ai créé des richesses et maintenant, j’avais envie de redistribuer.

Ce qui est intéressant au niveau des célébrités, c’est qu’elles le font déjà. C’est quelque chose qui est dans leur ADN. Aujourd’hui, toutes les célébrités communiquent de manière positive, intéressée ou non, avec des associations. L’idée c’était de leur faire gagner du temps avec une solution clé en main.

À partir d’un tweet ou d’un partage Facebook, on a vraiment vu qu’on avait un impact. On pouvait toucher des centaines de milliers de personnes, récolter des milliers d’euros, donner de la visibilité à des associations et faire plaisir à des personnalités sans que ça demande un gros effort.

Les fans jouent le jeu, ça leur fait plaisir de donner. Je me suis dit que ce que j’avais vu aux États-Unis et en Angleterre, c’était vraiment adaptable en France. Pour le moment ça me donne raison et il y a énormément de choses à faire encore, de personnalités qui veulent le faire, de donateurs qu’on n’a pas encore touchés, de médias qu’on n’a pas encore contactés. Il y a un énorme potentiel. C’est le début d’une aventure ! Aujourd’hui, on teste pas mal de choses car on est la première plateforme à avoir ce modèle en France. En étant précurseur, on part un peu à l’inconnu.

Comment vous préparez le lancement d’une campagne ?

Dans un premier temps, il fallait se faire connaître. On touche deux tabous en France : l’argent et l’image. Les personnalités sont très sollicitées. On a travaillé avec Rohff, Joachim Garraud, les LEJ. C’est la même chose pour les associations, elles sont très prises. Nous on doit leur faire gagner du temps. Pour cela, on les sollicite directement par rapport à notre carnet d’adresses, leurs actualités et par rapport à leur « background » vis-à-vis des associations. Les LEJ, par exemple, avaient déjà donné un concert pour Le Don du Son. Ça a été plus facile d’aller les voir pour leur proposer de lancer une campagne pour cette association qui les touchait. Ce sont elles qui nous ont mis en relation avec l’association Le Don du Son et l’autre association Les Enfant du Jeu, qui bénéficieront toutes les deux des profits au terme de la campagne.

LEJ

Soit la personnalité a un « background » avec une association, soit elle n’a pas forcément une association en vue comme c’était le cas pour la campagne avec Joachim Garraud et dans ce cas, on lui propose trois associations partenaires en lui faisant remplir un petit questionnaire pour savoir la cause qui le touche le plus. Après ça matche ! Joachim a décidé de soutenir l’association 1001 Fontaines qui apporte de l’eau potable aux populations dans le besoin. À la fin de la campagne, 1001 Fontaines avait besoin de nous pour le Google Impact Challenge et Joachim a relayé sur les réseaux sociaux pour que le public vote pour cette association, ce qui leur a permis de gagner le Google Impact Challenge et la somme de 500 000 euros de la part de Google. Quand vous avez un influenceur qui a des milliers de personnes sur son Facebook, sur Twitter ou sur Instagram, ça parle et ça fait la différence. Du coup on relance une deuxième campagne en ce moment avec Joachim Garraud au profit encore de 1001 Fontaines. On espère également renouveler l’expérience avec les filles des LEJ.

LEJ

Quels types de projets on peut retrouver sur la plateforme ?

C’est très varié. J’avais l’objectif que ce soit du social, du sociétal donc tout ce qui est caritatif. On travaille essentiellement avec des associations. Actuellement, on travaille avec 1001 Fontaines et l’association un Partage, un Sourire, un Bonheur, une association que j’adore, que j’ai rencontrée au tout début et que j’ai vu grandir. Elle a pour objectif d’apporter l’éducation aux populations qui en sont privées. On a vraiment différents types de projets sur notre plateforme mais ce sera uniquement du caritatif. Dans notre business model, notre philosophie, c’est du caritatif !

Comment ça se passe du côté des donateurs ?

Nous on ne communique pas en amont, on joue sur l’effet de surprise. La personnalité va relayer sur les réseaux sociaux pour annoncer le lancement de la campagne. Les campagnes durent entre 30 et 45 jours environ. Contrairement aux plateformes de crowdfunding classiques, il n’y a pas d’objectif de campagne et on ne communique pas, pour le moment, sur les fonds levés.

Le donateur a la possibilité de faire un don à partir de trois euros et en fonction du montant que vous allez donner, vous recevez la contrepartie correspondante et un ou plusieurs tickets de tombola. On laisse également la possibilité à des personnes qui n’ont pas fait de don, par manque de moyens, de faire un partage sur les réseaux sociaux pour recevoir un ticket pour la tombola. À la fin de la campagne, on tire au sort un gagnant pour le gros lot de la campagne : la rencontre avec la personnalité.

Pour nous, le plus important est de toucher les donateurs de demain. On a beaucoup de donateurs qui ont entre 18 et 35 ans et ce sont des personnes que les associations ont du mal à toucher. Au-delà du montant, c’est le geste qui compte. On va jouer sur la masse, c’est ça qui fait la différence.

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Comment sont utilisés les dons ?

Notre modèle économique est très clair. On est une entreprise, pas une association. 70 % des dons sont reversés intégralement aux associations et 30 % sont réservés pour nous. Ces 30 % ça nous sert en fonds de roulement, à pouvoir envoyer et produire les goodies en contrepartie. On n’est pas une simple plateforme de crowdfunding, on prend tout à notre charge. On finance la création des contreparties qui sont spécialement confectionnées par un designer pour l’occasion. On prend également à notre charge la rencontre du gagnant avec la personnalité, ce qui comprend le vol, l’hôtel pour que le fan puisse réaliser son rêve.

Finansol et La Croix viennent de publier le baromètre de la finance solidaire édition 2016-2017. On peut dire que c’est une année exceptionnelle. Qu’en pensez-vous ? Pourquoi, selon vous, les Français sont de plus en plus touchés par la finance solidaire ?

Je pense qu’aujourd’hui, on vit dans un monde qui va très vite et qu’on a besoin de solidarité. Ces dernières années, les Français ont été touchés par les attentats et on s’est rendu compte qu’on ne faisait pas grands choses. Je pense qu’on se rend compte que ça peut se passer en bas de chez nous ou quand on prend le métro. C’est bien qu’il y ait une prise de conscience. L’argent qui dort sur nos comptes peut servir à de bonnes causes. Pour moi, le regain des Français vient de là.

Il devait y avoir un changement ! Aujourd’hui, il y a pas mal d’entités solidaires qui font des choses sur le terrain et on peut faire la différence avec un euro ou deux euros. C’est ça qu’on essaye de transmettre avec Famousrity.

(Propos recueillis par Lucie Augé)

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À propos de l’auteur

Journaliste web Actuellement en deuxième année à l'EFJ Paris en journalisme plurimédia, je me suis dirigée vers des études de journalisme, tout naturellement, me laissant guider par mon envie d'écrire. Passionnée de musique, j'aime tout ce qui touche à la culture de près ou de loin. Ma première expérience à Good Morning Crowdfunding m'a permis de découvrir le milieu du crowdfuding, un univers riche, dynamique et sympathique.

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