[CONSEIL] Quelles contreparties proposer lors de sa campagne de crowdfunding ?

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Crowdfunding

Lors d’une campagne de crowdfunding sur les plateformes de don contre don, il est essentiel de proposer des contreparties. Certains se demandent pourquoi, car cela impact le total des dons qu’ils vont recevoir et donc réduit la somme qu’ils auront pour développer leur projet. Voici quelques éléments de réponses :

  • Déjà parce que c’est obligatoire sur les plateformes de don contre don telles que Kickstarter, Ulule, KissKissBankBank…
  • Oui, les contributeurs sont avant tout là pour soutenir votre projet et vous aider à le lancer, mais c’est toujours plus motivant de donner quelques euros lorsqu’il y a une contrepartie en retour ;
  • En proposant des produits exclusifs lors de la campagne, le contributeur se sent privilégié, il y trouve un avantage ;
  • Si vous faites une campagne pour développer un produit ou un service, c’est l’occasion de tester votre marché et le succès de ce que vous proposer, mais aussi de toucher de nouvelles personnes et donc de gagner de potentiels futurs clients extérieurs à vos réseaux ;
  • Vous aurez un retour sur vos produits avant la commercialisation ;
  • C’est un bon moyen pour que les personnes vous suivent après la fin de la campagne.

Maintenant que vous avez compris leur importance de proposer des contreparties, nous allons voir comment ne pas se tromper pour que les contributeurs aient envie de vous aider. Il ne faut pas proposer n’importe quoi à n’importe quel prix et être cohérent par rapport à son projet pour que cela intéresse votre cible.

  • Les tranches de prix : Proposez des contreparties pour tous les budgets et qui se suivent. Lors d’une campagne, chaque euro compte. Il faut donc que vous proposiez des dons à partir de 5 €, afin que chacun puisse, quelque soit ses moyens, investir en vous et votre projet. Ensuite, il faut faire différentes tranches qui se suivent sans avoir un trop grand écart entre chaque. Par exemple, si une personne souhaite vous donner 30 € mais que vos deux premières tranches sont 10 € et 150 €, il y a plus de chance qu’il opte pour la première plutôt que la seconde et vous aurez perdu 20 €.
    Voici un exemple typique de tranches que vous pouvez suivre :
    1 € – 5 € – 10 € – 20 € – 50 € – 100 € – 200 € – 500 € – 1000 € – 2000 € – 5000 € et ainsi de suite.
  • Le choix des contreparties : Elles doivent toujours avoir un rapport avec votre projet ! N’oubliez pas que ceux qui investissent en vous, croient en vous et votre projet et donc qu’ils font partie de vos futurs clients cibles. Ne proposez pas des cours de plongée en Bretagne si vous faites campagne pour ouvrir un bar à chats à Lyon par exemple. D’une part parce que cela n’a aucun rapport, d’autre part car vos crowdfunders sont très probablement dans votre zone géographique et enfin car ceux qui aiment les bars à chats ne sont pas forcément friands de plongée. Pour continuer sur cette exemple, vous pouvez plutôt offrir des invitations à l’inauguration, des bons pour un café, un gâteau après l’ouverture ou encore de choisir le nom d’un des chats. Si vous n’avez pas d’idées, vous pouvez toujours aller voir ce qu’ont proposé ceux qui ont fait un projet similaire au vôtre et si cela a fonctionné ou non.
  • La valeur des contreparties : Attention, il ne faut pas que vous proposiez des contreparties à 100 € si cela vous coûte 100 € ou plus. Généralement, les plateformes conseillent que la valeur de la contrepartie ne dépasse pas 25% du don. Mettre les noms des contributeurs sur une page dédiée sur votre site internet, envoyer des e-mails de remerciement personnalisés, envoyer des newsletters réservées aux crowdfunders pour suivre l’évolution du projet, des invitations limitées à votre soirée de lancement etc. ne vous coûtera rien ou presque mais leur donnera l’impression de réellement faire partie du projet.
  • Le coût d’envoie : Si vous proposez des contreparties matérielles, il ne faut pas oublier de calculer les frais d’envoie ou signaler qu’ils sont à payer en supplément du don et en fonction de la zone géographique. Il est déjà arrivé que certains porteurs de projet les oublient et se retrouvent ruiner à cause de ces frais, car leur projet a tellement bien marché qu’ils doivent payer des livraisons dans le monde entier.

 

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