[SUIVI] « Terra Eco » c’est fini !

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Terra Eco

Ce jeudi 10 mars, Walter Bouvais (directeur de la publication) et David Solon (directeur de la rédaction) ont annoncé la fin de leur titre de presse Terra Eco pour le 30 mars prochain.

Fondé en 2004, Terra Eco était présent sur le web avant de sortir mensuellement sur papier en 2009. Le journal avait été placé en redressement judiciaire en été 2015. Quatorze personnes y travaillent à temps complet. Le titre compte 20 000 abonnés et est tiré à 20 000 exemplaires.

L’équipe de journalistes doit aujourd’hui y mettre fin « avec une profonde tristesse. Mais sans regrets. » Malgré d’intenses tractations pour la reprise de l’entreprise, celles-ci n’ont pas abouti.  Une communauté de lecteurs malheureusement pas assez nombreuse pour maintenir le bateau à flot. « Il faut savoir s’arrêter. » conclut ce communiqué.

C’est pourtant la résistance de Terra Eco que l’on retiendra. Ce titre qui avait fait appel au crowdfunding à travers une campagne sur la plateforme Ulule en 2014 pour solliciter la générosité de ses lecteurs. À l’époque, la campagne de financement participatif avait levé avec succès plus de 100 000 euros par plus de 1 600 contributeurs. Mais le journal n’a pas réussi à atteindre la rentabilité espérée et n’a pas trouvé le modèle économique viable. La possibilité de faire une nouvelle campagne de crowdfunding a effleuré les esprits de la rédaction : « On s’est demandé il y a quelques semaines si ça valait le coup de recommencer, mais on ne se sentait pas de le faire par respect pour les lecteurs » a expliqué David Solon à Libération.

Un mot d’adieu ou un au revoir ? 

Qui sait ! On veut pencher pour un « au revoir ». « Et à bientôt » signent Walter Bouvais et David Solon.

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À propos de l’auteur

Journaliste web Actuellement en deuxième année à l'EFJ Paris en journalisme plurimédia, je me suis dirigée vers des études de journalisme, tout naturellement, me laissant guider par mon envie d'écrire. Passionnée de musique, j'aime tout ce qui touche à la culture de près ou de loin. Ma première expérience à Good Morning Crowdfunding m'a permis de découvrir le milieu du crowdfuding, un univers riche, dynamique et sympathique.

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