Le crowdfunding autour du monde – Épisode 7 : la Chine

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Pour ce 7ème épisode de la série « Le crowdfunding autour du monde », nous vous proposons de retourner en Asie, destination la Chine !

La Chine, forte de ses 1,3 milliard d’habitants, constitue le pays le plus peuplé du monde. Un facteur qui n’est pas forcément gage de réussite pour le crowdfunding comme nous avons pu le voir lors de précédents billets. Cependant, bien que le pays ait connu des débuts timides en la matière, le marché du financement participatif commence à s’y développer de manière considérable. Les plateformes fleurissent peu à peu, quelques unes d’entre elles ayant déjà atteint un certain degré de « maturité », et les institutions chinoises se penchent sérieusement sur le phénomène. Analyse.

Chine

Un marché du crowdfunding en plein développement 

Contrairement aux autres grandes puissances économiques, la Chine n’a pas connu les mêmes débuts en terme de finance participative. La raison ? La culture et les mentalités y sont différentes. En effet, le potentiel contributeur chinois va laisser ses sentiments de côté et faire place au pragmatisme dans ses choix, ce qui implique de sa part, une exigence de garanties et d’un retour sur investissement. Les porteurs de projets ont dû s’adapter et évoluer dans ce contexte entrepreneurial bien spécifique.

Cependant, bien qu’il ait fallu quelques années pour que le phénomène puisse s’ancrer dans les mentalités, le crowdfunding a fini par toucher le pays.

De nombreuses plateformes ont vu le jour ces dernières années et des leaders ont commencé à se démarquer. Parmi les principales, nous pouvons citer Dreamore, Fundator ou DemoHour. Toutes ont acquis une certaine notoriété.

Les géants chinois du E-commerce comme Alibaba et plus récemment Jingdong (JD) avec la plateforme Feniziqian, ont également lancé leur propre plateforme de financement participatif.

Un signe que le phénomène crowdfunding est bel et bien lancé !

Bientôt un nouveau cadre légal ?

Face au succès grandissant du financement participatif au sein même du pays, les institutions chinoises semblent avoir saisi toutes les possibilités et bénéfices que peut offrir le crowdfunding pour l’économie du pays. Le phénomène est maintenant pris très au sérieux.

La CSRC (China Securities Regulatory Commission), principal organisme de régulation financière du pays, a récemment fait savoir que des dispositions législatives quant au financement participatif étaient en cours d’élaboration et devraient s’appliquer prochainement. Celles-ci concerneraient la pratique de l’equity (ou investissement au capital d’une entreprise) et celle du prêt.

Pour ce qui est de l’equity, le procédé n’est pas encore officiellement légalisé dans le pays. Un point qui devrait bientôt changer. En effet, la commission a indiqué qu’elle prendrait en compte dans ses considérations, les résultats -plus que positifs- connus par les autres pays en la matière. Quant au prêt, la commission s’apprête à établir de nouvelles règles afin d’apporter plus de protections aux investisseurs. La cause ? Des chiffres publiés en mars dernier par l’agence de presse chinoise Hinhua, ont montré que depuis le lancement de la pratique en 2006, de nombreuses plateformes de prêts entre particuliers avaient littéralement « coulé », laissant alors les investisseurs sans recours possible.

 

Ainsi, les voyants sont (presque) tous au vert ! Tout tend à penser que le pays va vite devenir un acteur majeur du crowdfunding mondial. Il en a tous les arguments pour. C’est indéniable.

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À propos de l’auteur

“Après une licence de droit et quelques petits voyages autour du monde, je me suis réorienté vers le journalisme pour pouvoir me concentrer sur l’écriture. Au terme de mes études, j’ai alors rejoint l’équipe de Good Morning Crowdfunding, séduit par les valeurs véhiculées par le financement participatif, à savoir la rencontre, la solidarité et le partage.”

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