[ENQUÊTE] Comment ne pas rater sa campagne de crowdfunding…

1

Sur Good Morning Crowdfunding, nous vous parlons souvent des campagnes de crowdfunding à succès. Alors cette fois-ci, nous avons décidé de les mettre de côté et de vous parler de celles qui sont complètement tombées à l’eau, mais aussi de vous expliquer comment faire pour que celles-ci ne tombent justement pas à l’eau. Alors tous ceux qui pensent que lancer son crowdfunding est à la portée de tout le monde, ouvrez bien grand vos yeux. Car le crowdfunding c’est avant tout un lot de détails que TOUS les internautes vont remarquer (oui, ils sont malins).

Fail et crowdfunding

Le contenu écrit

Il faut tout d’abord faire attention à ce que l’on dit, c’est-à-dire ni en dire pas assez, ni en dire trop. Il ne faut pas se répéter, mais il ne faut pas non plus laisser l’internaute dans l’incompréhension. Mais ne faites pas non plus une thèse sur votre projet, car l’internaute a besoin de savoir clairement dans quoi il investit (ça, c’est vraiment très important !), et va donc aller aux point essentiels. En fait, l’internaute se donne en moyenne 15 secondes pour parcourir une campagne, il faut donc que celle-ci le marque en autant de temps. Si vous oubliez de mentionner certains détails, cela peut vous être fatal. C’est ce qu’il s’est passé pour l’auteur du jeu de société Glory To Rome mis en campagne sur Kickstarter, qui a tout simplement omis de préciser les coûts d’envois du jeu hors USA. Celui-ci s’est ainsi retrouvé avec plus de $120 000 de dettes, s’est fait licencié par son employeur car il s’investissait trop dans son projet, et a donc du se résigner à vendre sa maison.

Glory To Rome, échec crowdfunding

Le contenu média

Il faut ensuite soigner vos visuels. La vidéo de présentation, c’est la première chose que va regarder un internaute, pris de fainéantise, avant même de lire votre synthèse de projet. C’est pour cela qu’il faut extrêmement bien soigner cette première vitrine de votre projet. Accordez donc de l’importance au montage, à l’histoire que vous racontez, à votre créativité, à votre humour… Bref, vous l’aurez compris, il ne faut surtout pas que l’internaute s’ennuie. Visuellement, c’est à peu près pareil, optez pour une campagne chaleureuse et amusante, que l’internaute n’aura plus jamais envie de quitter. C’est ce que Sabrina L’Apprentie Sorcière n’avait certainement pas bien compris. En effet, l’actrice qui jouait ce rôle, Melissa Joan Hart, avait lancé une campagne sur Kickstarter dans le but de produire son film. Seulement voilà : un plan-séquence de 10 minutes où on la voit affalée sur son canapé sans aucun fond sonore = ENNUI, et ça l’a mis dans le rouge. Sachez que les campagnes de crowdfunding à succès ont des vidéos de présentation qui durent en moyenne 4 minutes !

Melissa Joan Hart, échec crowdfunding

Le contenu humain

Avant de lancer une campagne de crowdfunding, il faut avant tout s’assurer qu’un bon nombre de personnes sont derrière vous, vous soutiennent. Le réseau est un facteur primordial dans la réussite d’une campagne. De la même manière, ne vous privez pas de bombarder les réseaux sociaux de votre projet trop génial. Le kit essentiel étant au moins Twitter et Facebook, un site web en plus n’étant pas non plus en option. En bref, il faut atteindre le plus de personnes possible ! Et surtout : soyez DISPONIBLE. Et les personnes qui vous soutiennent, ça passe aussi par les fournisseurs. Un exemple à ne pas reproduire est celui du jeu Massilia mis en campagne sur Ulule. Ce jeu à priori fort sympathique n’a eu aucun mal à trouver les fonds qu’il cherchait… Mais il a eu en revanche beaucoup plus de mal à trouver de quoi mettre son jeu en forme, les fabricants et les distributeurs l’ayant abandonné en cours de route.

Massilia, échec crowdfunding

Petit indice de réussite : si votre projet met plus de deux jours à atteindre 20% de son objectif de financement, sachez-le, il est plus susceptible d’échouer que les autres. Ce taux de réussite est en fait un indice de crédibilité de votre projet aux yeux des futurs investisseurs. Et surtout n’oubliez pas : les plateformes ne feront pas le travail à votre place, alors, à vous de jouer !

Partager

À propos de l’auteur

Passionnée de journalisme depuis toujours, c’est après une licence en information et communication que mon avenir s’est confirmé : je veux écrire. Après une expérience en tant que rédactrice pour une chaîne télévisée publique française, Good Morning Crowdfunding a donc été pour moi l’opportunité de découvrir l’univers des startups, tout en continuant à être du côté de la rédaction.

Un commentaire

  1. Pingback: [INSOLITE] Les plus gros WTF du financement participatif -

Répondre