Le crowdfunding fonctionne aussi pour la reprise d’entreprise

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Revue de Web | GMCF | ven. 13 Septembre

Les repreneurs vont pouvoir se tourner vers le crowdfunding

La recherche de fonds propres pour le repreneur relève aujourd’hui souvent de la gageure. Souvent, le banquier ne veut pas en entendre parler, la grande majorité des capitaux risqueurs visent des opérations plus importantes, le business angel se montrer très sélectif au vu du nombre de dossier qui lui sont proposé. Le repreneur peut alors essayer de bénéficier d’un type de financement alternatif : le crowdfunding, ou financement communautaire.

Par le biais d’une plateforme internet, des particuliers ont la possibilité d’investir dans son entreprise. Certes, cette pratique est encore peu répandue en France mais la législation devrait évoluer dans le bon sens. En effet, Fleur Pellerin vient de rencontrer les principaux acteurs hexagonaux du crowdfunding. La ministre déléguée aux PME et à l’Economie numérique travaille aujourd’hui sur un texte de loi visant à donner un cadre juridique clair aux plateformes de crowdfunding ou de crowdinvesting.

Le repreneur ou le cédant ne doivent pas hésiter à se tourner vers une plateforme comme Happy Capital. Sa particularité est de proposer sa plateforme à toutes les PME et PMI quel que soit leur stade de vie : création, développement, cession, reprise ou encore restructuration.L’un des avantages pour l’investisseur est de pouvoir répartir son risque entre une société qui démarre ou qui se trouve en phase de transmission et une PME qui dégage des résultats depuis quelques années.

Reprise d'entreprise par le crowdfunding

Un financement simple et direct

La loi, aujourd’hui en gestation, devrait prévoir que l’activité de crowdfunding restera supervisée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Par ailleurs, les plateformes devraient pouvoir bénéficier d’un statut particulier : celui de prestataires de services d’investissement (PSI) et de conseiller en investissements financiers (CIF).

Les raisons du succès naissant de ce type de financement s’explique aussi par  la défiance grandissante des particuliers envers les produits financiers classiques comme les FIP ou les FCPI. En 2012, et ce pour la première fois depuis 2006, ces fonds d’investissements de proximité et fonds communs de placement dans l’innovation ont collecté moins d’un milliard d’euros.
D’autre part, nombre de particuliers souhaitent investir leur argent dans des PME mais ils ne savent pas comment procéder afin de choisir  l’entreprise à soutenir. Ils souhaitent également participer à une aventure entrepreneuriale. Ils  peuvent aider le dirigeant par d’autres moyens que financiers en ouvrant leur réseau. Il est aussi vrai que le fonctionnement de ce type de plateforme a le mérite de la simplicité. Il suffit de s’inscrire, gratuitement, pour avoir accès aux entreprises qui cherchent à lever des fonds.
Soulignons qu’aux Etats-Unis, certains projets entrepreneuriaux parviennent à réunir un ou deux millions de dollars.

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À propos de l’auteur

“Après un master II entrepreneuriat, c’est en travaillant sur le financement des startups que j’ai découvert le crowdfunding. Passionné par la nouveauté et le web j’ai co-créé Good Morning Crowdfunding pour faire connaître ce marché."

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