Le crowdfunding et la mode

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Le financement participatif

«  Le financement participatif, un des meilleurs moyens d’expression des talents créateurs »

Nous n’y faisons pas souvent référence, mais le financement participatif de la mode est très actif. En effet c’est bien l’un des meilleurs moyens d’expression des talents créateurs et beaucoup de projets ont utilisé ce système.

Aujourd’hui ce sont les plateformes généralistes qui hébergent le plus ces levées de fonds artistiques, et c’est face à cette demande que des spécialisées émergent. C’est en 2011 avec Myfashionline et depuis avril 2014 avec Crowdemand que les designers de mode peuvent saisir l’opportunité de faire financer leurs créations à un public passionné. En effet la plateforme spécialisée permet au créateur de se faire financer et ceci par un public pertinent qui aura plus d’influence dans le secteur de la mode, ce sont le plus souvent des blogueurs qui deviennent rapidement des ambassadeurs. Egalement l’interaction entre le créateur et les backers permet de faire évoluer les pièces proposées et ainsi coller au plus près des besoins et des tendances.

Petite parenthèse pour le coté marketing : Il est fortement recommandé voir obligatoire, de faire de la prévente pour optimiser le financement et ainsi réaliser des ventes. Basée sur ce principe la plateforme Crowdemand demande le versement d’un acompte pour une création proposée, et le montant ne sera débité que si la pièce récolte suffisamment de fonds. Dans cette nouvelle démarche de financement, le nombre de backer est limité pour éviter une trop grosse production et privilégier le rapport qualitatif.

Pour mettre en évidence cette opportunité de financement, décryptage de la création à la production :

  • Coûts de recherche

Tout d’abord il faut parcourir les différents salons de tissus afin de sourcer les dernières matières à la mode (Paris et Italie principalement).

  • Coûts de prototypage.

Il faut ensuite acheter ces matières  (tissus, cuir, coton …) qui coutent très cher car les quantités minimales de commande ont beaucoup augmentés ces dernières années.

  • Coûts de démarchage commercial.

Puis nous arrivons à l’étape décisive : Trouver la bonne usine de production en Europe ou ailleurs. Cela implique de nombreux déplacements à l’étranger plusieurs fois dans la saison. Il faut bien comprendre que pour produire un modèle les usines imposent une quantité minimale. C’est une réelle question de rentabilité ! Imaginez alors que pour monter une collection il faut au moins proposer une trentaine de modèles différents.

  • Coûts de production.

C’est bien évidemment la partie production qui coûte le plus cher aux créateurs car il va falloir régler l’usine rapidement et à ce stade du processus le créateur livrera ses clients quelques mois plus tard.

Clairement les créateurs doivent pouvoir compter sur une aide financière telle que le crowdfunding, car en effet avant même de concevoir les premiers modèles, on peut sonder son marché. L’objectif est de s’assurer que le retour sur investissement sera effectif, surtout dans la démarche très couteuse que représente l’industrie du textile.

Le crowdfunding est donc bien plus qu’une opportunité créatrice pour cette industrie, il devient une garantie financière pour l’investissement personnel réalisé en amont.

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À propos de l’auteur

“Actuellement Etudiant en MBA1 International Travel Management à l’ESCAET, je m’intéresse à l’innovation, au marketing et aux nouveaux phénomènes sociaux qui font évoluer les business models. Je pense que le Crowdfunding est source d’avenir à l’innovation et à l’accélération des projets d’entreprises, mais pas seulement, aujourd’hui nos idées et nos rêves sont finançables.”

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