[DÉBAT] Le financement participatif va-t-il trop loin ?

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Fundly

Le financement participatif est censé être le moyen pour n’importe qui de réaliser n’importe lequel de ses projets. Un beau concept donc. Si sur les plateformes d’equity-crodfunding et de prêt participatif, les projets sont longuement étudiés pour être sûr qu’ils soient viables, en ce qui concerne les plateformes de don comme Kickstarter ou GoFundMe par exemple, la question de la viabilité du projet ne se pose pas. L’imagination du porteur de projet et la loi sont les seules limites.

Il est ainsi possible de trouver des idées complètement loufoques comme le projet d’installer un restaurant Mc Donald dans une église sur la plateforme Indiegogo.

Une campagne avait même été lancé par le DJ Diplo en couple avec Katy Perry, sur la plateforme Fundly, simplement pour se moquer des fesses de la chanteuse Taylor Swift. La campagne « Get Taylor Swift A Booty » n’avait d’ailleurs pas reçu un accueil très favorable de la part du crowd.

Récemment on a aussi pu voir une campagne de financement participatif sur la plateforme GoFundMe lancée par une jeune fille australienne qui demandait 2 000 $ pour financer sa fête d’anniversaire car « ses parents ne peuvent payer que le gâteau ». La jeune fille a déclaré ne pas vouloir avoir une fête d’anniversaire moins bien que ses amis, c’est pourquoi elle s’est tournée vers le crowdfunding.

Mais peut-on réellement solliciter la générosité des gens pour tout et n’importe quoi ?

En ce qui concerne la jeune fille australienne, il est peu probable qu’une personne quelconque tombe sur son projet et décide de le financer, un projet aussi personnel va s’adresser au cercle de proches du porteur de projet. En effet, ce dernier doit se rappeler que les gens sont lucides et qu’ils ne financeront pas un projet qui ne les touche pas. Cette campagne s’apparente plus à une cagnotte collective comme on peut voir sur le site Leetchi.

En ce qui concerne le reste, le fait que la raison même du lancement d’une campagne ne soit plus forcément de financer un projet, mais de faire parler de soi, de son idée, de faire changer les mentalités ou même de se moquer de quelqu’un, c’est un signe que le financement participatif entre dans les moeurs. Lancer un projet pourrait être, demain, aussi courant que changer de statut sur sa page Facebook.

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À propos de l’auteur

Après une licence d’économie à la Sorbonne j’ai décidé de me lancer dans le journalisme. Passionné par les nouvelles technologies et après une première expérience dans un journal national, j’ai vu dans le financement participatif un moyen de concrétiser n’importe quelle bonne idée, même la plus farfelue et l’occasion de populariser l’innovation.

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