Le crowdfunding autour du monde – Épisode 9 : l’Italie

0

Pour ce 9ème épisode de la série « Le crowdfunding autour du monde », nous vous emmenons pas bien loin : chez nos amis italiens !

En Italie, le crowdfunding s’y porte à merveille. Une multitude de plateformes en composent les rouages et viennent stimuler son marché de façon active. Une tendance qui n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin : si les plateformes de dons avec et sans contreparties représentent la quasi-totalité de l’activité italienne du financement participatif, le cadre légal quant à l’equity récemment mis en place, pourrait bien redistribuer les cartes. Analyse.

Italie

Présentation des plateformes de crowdfunding italiennes

Produzioni Dal Basso (PNB), fondée en 2005, constitue la première plateforme dite « généraliste » à avoir été lancée en Italie. Parmi les principales autres plateformes, nous pouvons également citer Eppela et Starteed toutes deux lancée en 2011 et Crowdfunding Italia, créée l’année suivante.

Toutes concourent à cette prédominance du don avec contreparties dans le marché italien de la finance participative. À cette dynamique viennent aussi s’inscrire des plateformes plus spécifiques telles que Musicraiser, dédiée aux projets musicaux ou Cineama pour les projets cinématographiques.

Le don sans contreparties, dispose lui aussi de sérieux représentants comme Shinynote, qui met en avant les projets de charité et de solidarité présentés par des organisations à but non-lucratifs ou des personnes ordinaires. Dans la même lignée que la précédente, vous avez ReteDelDono. Celle-ci a récolté plus d’1,3 million d’euros pour de nombreux projets depuis son lancement en 2011.

Le domaine du prêt reste encore un peu timide mais tend à se développer. Smartika et Prestiamoci en constituent les principaux acteurs.

Vers un boom de l’equity crowdfunding ?

En ce qui concerne l’equity (ou investissement au capital d’une entreprise), l’Italie en a fixé le cadre légal il y a un an. Le pays a opté pour un système très ouvert -qui fait de lui un précurseur en la matière au niveau européen- ne fixant pas réellement de limites aux investissements et levées de fond. Une ouverture qu’elle compense par des régulations importantes effectuées par des organes européens de contrôle. Pour le moment, la pratique de l’equity n’est autorisée qu’aux jeunes entreprises. Une autorisation qui devrait être bientôt étendue à toutes les entreprises italiennes tant le gouvernement a pris conscience de tout le potentiel que pouvait offrir ce mode de financement.

Le bilan de cette première année ?

Le marché grandit à vitesse grand V. Neuf plateformes ont déjà été autorisée à proposer l’equity dans leur service et de nombreuses autres devraient les rejoindre prochainement. Elles ont d’ores et déjà déposé une demande de licence auprès de la CONSOB (Commissione Nazionale per le Società e la Borsa), institution chargée de réguler le marché financier italien.

Les trois principales plateformes, StarsUp, Unicaseed et Assiteca Crowd, ont à elles trois, atteint (rapidement) le million d’euros levé pour différentes entreprises.

Une rapide éclosion du marché qui laisse présager le meilleur pour la suite. Le crowdfunding italien a encore de beaux jours devant lui ! 

 

Source pour la partie sur l’equity : http://www.crowdsourcing.org/editorial/italys-first-year-of-equity-crowdfunding/33287

Partager

À propos de l’auteur

“Après une licence de droit et quelques petits voyages autour du monde, je me suis réorienté vers le journalisme pour pouvoir me concentrer sur l’écriture. Au terme de mes études, j’ai alors rejoint l’équipe de Good Morning Crowdfunding, séduit par les valeurs véhiculées par le financement participatif, à savoir la rencontre, la solidarité et le partage.”

Répondre