Cinéma indépendant et finance participative : les 3 clefs du succès

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Loin d’être étouffé par les standards imposés par les différents blockbusters, le cinéma indépendant n’a pas dit son dernier mot.

Comme si elle avait été inventée pour lui -ou inversement-, la finance participative apparait aujourd’hui comme une alternative idéale pour les réalisateurs et réalisatrices à la recherche de financements pour leurs longs-métrages. Les exemples sont nombreux. En plus d’une multitude de projets amateurs qui ont vu le jour grâce au crowdfunding, des réalisateurs dont le talent et la notoriété ne sont plus à prouver ont également décidé de passer par ce procédé pour pouvoir concrétiser leurs projets, projets ne correspondant pas forcément aux attentes des grandes boites de production.

Cinéma indépendant

Parmi les plus médiatisés : l’incontournable film « Véronica Mars » ou « Jeux dangereux« , le projet de Michelle Laroque, tous deux financés grâce au crowdfunding. Plus récemment, Simon West, le réalisateur du premier film Tomb Raider a lancé une campagne pour son prochain long-métrage « Salty« .

Pourquoi le financement participatif constitue une solution idéale pour le cinéma indépendant ? Les 3 clefs :

1- Une totale liberté créative

Le principe d’un film indépendant réside justement dans le fait qu’il n’est pas produit par un grand studio ou une boite de production. Délesté de ce « lien », le réalisateur n’a pas à respecter à la lettre un cahier des charges répondant aux attentes d’une institution financière. Pas de contraintes donc pour le réalisateur qui peut alors jouir pleinement de sa liberté créative et exprimer tout son talent pour produire un film qui correspond le plus à ses attentes. Il n’aura de comptes à rendre à personne, si ce n’est à son public qui aura financé son projet.

2- L’implication du public 

En contribuant pour un film, le public change véritablement de statut passant de « client » à « investisseur ». Un point essentiel.

Le réalisateur les fait entrer dans son projet, les implique dans l’aventure et ce, quelque soit la somme versée. Un sentiment inestimable pour de nombreux fans qui auront à coeur de se mobiliser pour que le projet se concrétise. En leur donnant le droit de vie ou de mort d’un projet, il leur laisse toutes les cartes. Si la campagne est un succès, celui-ci appartiendra non seulement au réalisateur mais également à tout le public ayant contribué.

D’autre part, la campagne donnera une idée à son réalisateur quant à l’intérêt suscité par son film et son potentiel succès dans le futur. Si la campagne est un échec, il sera au moins fixé sur la valeur de son projet et n’aura aucun regret.

3- Le profit financier n’est pas la première motivation

Dans un milieu où tout semble dicté par l’argent, le cinéma indépendant apporte un vrai bol d’air frais.

En passant par le crowdfunding pour financer un film, un réalisateur ne peut être motivé par le profit financier, du moins pas seulement. Il souhaite en premier lieu offrir à ses fans, une production qui correspond à leurs attentes. Certains vont même plus loin comme Simon West, le réalisateur du premier film Tomb Raider et d’Expendables 2, qui à travers sa campagne fraichement lancée, propose aux contributeurs d’obtenir des parts sur les profits éventuels qu’engendrera son film « Salty« . Preuve qu’il n’est pas guidé par le profit et qu’il souhaite partager ses futurs succès avec ses fans. Alors que son seul nom peut lui permettre de trouver des financements facilement, Simon West a préféré s’impliquer dans un projet plus intime qui le liera à jamais avec ses fans.

Ainsi, le profit financier n’apparait pas comme une motivation pour le réalisateur. Le plaisir et la passion semblent prendre le pas. Pour le plus grand plaisir de sa communauté de fans.

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À propos de l’auteur

“Après une licence de droit et quelques petits voyages autour du monde, je me suis réorienté vers le journalisme pour pouvoir me concentrer sur l’écriture. Au terme de mes études, j’ai alors rejoint l’équipe de Good Morning Crowdfunding, séduit par les valeurs véhiculées par le financement participatif, à savoir la rencontre, la solidarité et le partage.”

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