[DROGUES] MDMA, LSD, cannabis et hallucinogènes crowdfunded

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Nous en avons parlé hier avec le cas de la WWAM, nous l’avions également évoqué lors d’une expérience concernant les effets du LSD sur la conscience, le crowdfunding est partout, même dans la drogue !

Mais attention, il entretient une relation « saine » avec celle-ci : financement d’études pour la sciences, financement de soins, financement de films préventifs… Il ne s’agit bien évidemment pas de financement de plantations ou de « laboratoires » pour usages « festifs ».

Drogue & crowdfunding

C’est parce que le financement participatif semble très ouvert d’esprit qu’Emmanuel Sferios a décidé d’utiliser ce mode de financement afin de donner naissance à « MDMA« . Non, pas la drogue mais le film. Fondateur de l’association Dance Safe, association américaine qui fait la promotion de la santé et de la sécurité au sein de la communauté des amoureux de musique électronique, il souhaite sensibiliser davantage les jeunes à cette drogue qui est la plus utilisée au monde. Il avait ainsi lancé une campagne de crowdfunding sur Indiegogo afin de récolter $100 000 (soit plus de 89 000€). Cette campagne n’a malheureusement pas atteint son objectif mais à tout de même atteint 51% de son financement.


Un tout autre exemple est celui de ce couple constitué d’une neuroscientifique et d’un psychologue qui souhaite lever $30 000 (soit plus de 26 000€) sur Indiegogo afin de financer la production médicale de MDMA et de psilocybine, principe actif des champignons hallucinogènes. Une campagne qui s’achève dans une dizaine de jours et qui marche plutôt bien puisque plus de $50 000 (soit plus de 44 000€) ont déjà été récoltés ! Et en contrepartie des dons ? De la drogue ! Enfin, à usage médical et seulement si vous bénéficiez d’une autorisation des autorités compétentes, bien sûr. Une fois la campagne terminée, la production sera assurée par un laboratoire à Oslo, elle sera de haute qualité et vendue à un pris raisonnable, seulement aux personnes autorisées.

La psilocybine traite les maux de tête à fragmentation, les troubles obsessionnels et compulsifs, ainsi que l’anxiété lorsque le malade est en phase terminale. La MDMA, quant à elle, pourrait aider à traiter le stress post-traumatique, la maladie de Parkinson, ou encore la psychothérapie pour certains couples.

Des tests scientifiques : ok, mais pas sûr que l’utilisation de drogues pour la médecine soit autorisée en France, et encore moins si celle-ci se finance collaborativement en échange de cachetons… Si les exemples donnés proviennent d’Indiegogo, rappelons que c’est parce que les américains n’ont pas la même législation que nous les français vis-à-vis des drogues. En effet, les médecins aux Etats-Unis peuvent prescrire des médicament sous une autorisation appelée « Food and Drug Administration » (FDA). La FDA est un organisme qui autorise l’administration et la commercialisation des médicament sur le territoire des Etats-Unis. Grâce à celle-ci ils peuvent prescrire certaines drogues dures à des patients sous les appellations légales d' »usage à accès élargi » ou d' »usage compassionnel ».

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À propos de l’auteur

Passionnée de journalisme depuis toujours, c’est après une licence en information et communication que mon avenir s’est confirmé : je veux écrire. Après une expérience en tant que rédactrice pour une chaîne télévisée publique française, Good Morning Crowdfunding a donc été pour moi l’opportunité de découvrir l’univers des startups, tout en continuant à être du côté de la rédaction.

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