[COMPRENDRE] Le crowdfunding immobilier, comment ça fonctionne ?

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Crowdfunding immobilier

Le crowdfunding a commencé à se populariser avec des plateformes de don pour des projets artistiques, notamment le financement d’album pour des artistes musicaux. Ce type de financement s’est diversifié pour toucher aujourd’hui tous les secteurs, que ce soit l’art, la technologie, les projets sociaux etc… Au delà des secteurs concernés, le crowdfunding s’est également diversifié dans sa manière d’apporter des financements. Il existe aujourd’hui trois types de financement participatif : le don, l’equity-crowdfunding et le prêt participatif. Ces deux derniers modes de financement ont aujourd’hui le vent en poupe en raison de la faible attractivité des placements traditionnels. En effet, le livret A aujourd’hui apporte un intérêt de 1%, le PEL de 2% et les contrats d’assurance-vie d’à peine 2,5 %. Des rendements presque inintéressants malgré l’inflation faible. De leur côté, les placements sur des plateformes d’equity-crowdfunding ou de prêt participatif, bien qu’un peu plus risqués, peuvent apporter un rendement compris entre 5 et 10 %, voire même au delà dans certains cas !

Ces placements devenant attractifs, les acteurs de ces plateformes ont donc à coeur de diversifier l’offre. C’est ainsi qu’est né le crowdfunding immobilier ! Depuis quelques temps, les plateformes spécialisées dans le financement participatif immobilier se multiplient, et les projets lèvent parfois des sommes astronomiques ! On a ainsi pu voir, par exemple, 25 millions de dollars levés par la plateforme Prodigy Network pour un hôtel à Manhattan ! Mais concrètement, comment cela fonctionne t-il ?

Il existe trois montages relativement courants.

Lors de l’ouverture d’un chantier, le promoteur crée une Société Civile de Construction Vente (SCCV) qui va gérer la construction et la vente du bien immobilier. La plateforme de crowdfunding va donc créer une holding pour l’occasion dans laquelle les contributeurs investiront leur épargne. Cette holding prendra à son tour une participation dans la SCCV. Ce montage présente l’avantage de regrouper tous les investisseurs sous une seule bannière, ce qui facilite le processus de communication. C’est le montage qu’utilisent les plateformes Anaxago Real Estate et Wiseed Immobilier.

Un second montage, relativement similaire est possible. Lors de la création de la holding, celle-ci lance une émission obligataire. Les investisseurs n’achètent cette fois pas des parts de la holding mais lui prêtent leur argent en quelques sortes. C’est le montage qu’utilise également Wiseed Immobilier.

Enfin, il est également possible que le promoteur ne crée pas de SCCV mais une SAS (Société par Action Simplifiée) qui lance une émission obligataire, financé directement par les investisseurs. La plateforme Lymo utilise ce type de montage.

Si le crowdfunding immobilier peut apporter un rendement intéressant, il n’est bien sûr pas sans risque ! Il peut donc être judicieux de l’envisager, mais en restant raisonnable et conscient du fait que toute la mise peut être perdue.

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À propos de l’auteur

Après une licence d’économie à la Sorbonne j’ai décidé de me lancer dans le journalisme. Passionné par les nouvelles technologies et après une première expérience dans un journal national, j’ai vu dans le financement participatif un moyen de concrétiser n’importe quelle bonne idée, même la plus farfelue et l’occasion de populariser l’innovation.

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