Carnets de voyage – 1er volume : Le crowdfunding en Afrique

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La série « Le crowdfunding autour du monde » vient de s’achever. Un voyage qui nous a permis de constater -avec grand plaisir- à quel point la finance participative avait atteint le monde entier, à échelle différente, il est vrai. Une différence qui se ressent tant dans les moyens et efforts employés par les différents pays en vue d’adapter leur régime législatif au crowdfunding, que dans la fréquence avec laquelle de nouvelles plateformes voient le jour.

À travers cinq carnets de voyage, nous vous proposons un petit récapitulatif pour chaque continent visité. Ce sera l’occasion de revenir sur les différents enseignements que nous avons pu tirer de ce petit tour du monde et de survoler d’autres pays afin de vous donner une idée plus globale du marché actuel du financement participatif

Pour ce premier carnet de voyage, nous vous proposons un petit retour en Afrique !

Afrique

Un marché du crowdfunding en cours de développement

Le marché du financement participatif en Afrique n’a véritablement commencé son ascension que très tardivement en comparaison des autres continents. Un retard à relativiser cependant si l’on prend en compte les nombreux facteurs (économiques, démographiques…) peu propices au crowdfunding avec lesquels le continent doit composer : ses pays sont encore en développement pour la plupart, les revenus sont bas et l’accès à Internet y est fortement restreint. Cependant, de nombreux indices laissent à penser que les meilleurs jours sont à venir.

À l’occasion de la série, nous avons pu découvrir deux des marchés du crowdfunding en Afrique : le Maroc et l’Afrique du Sud. Le bilan ? Ils n’en sont qu’à leurs débuts mais ont déjà rassemblé une belle communauté d’acteurs, qu’ils soient porteurs de projets ou contributeurs. Les premières plateformes ont vu le jour récemment, voire très récemment, et se montrent très optimistes quant à leur futur, en attestent les estimations livrées par la plateforme marocaine Smala & Co qui s’attend à ce que le marché du pays atteigne les 10 millions de dirhams marocains (898 300 euros) d’ici l’année 2016.

Des leaders qui se démarquent ?

Chaque pays fonctionne différemment avec un régime qui lui est propre. Cependant, les marchés marocain et sud-africain nous donnent un petit aperçu assez représentatif de la finance participative africaine.

L’idée principale qui en ressort ? La machine est lancée, le potentiel y est, il lui faut maintenant du temps pour se développer. Parler de « leaders » peut donc sembler un peu prématuré. Les « futurs leaders » ou « plateformes à fort potentiel » paraissent plus appropriées comme expressions.

Parmi les plateformes à suivre de près, nous avions déjà évoqué Atadamone et Smala & Co pour le Maroc et Thundafund et FundFind pour l’Afrique du Sud. Nous pouvons également citer M-Changa pour le Kenya, ou SliceBiz, une plateforme d’equity crowdfunding destinée à soutenir les jeunes entreprises africaines, pour le Ghana. Quant au Nigeria, StartCrunch en constitue la principale plateforme. Son marché est d’ailleurs à surveiller de près dans la mesure où le pays enregistre le plus fort taux d’accès à Internet du continent avec près de 50 millions d’utilisateurs !

Ainsi, l’Afrique a encore du chemin à parcourir mais peut envisager un avenir plus serein pour son marché du crowdfunding. Au continent maintenant d’écrire les pages de son histoire ! 

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À propos de l’auteur

“Après une licence de droit et quelques petits voyages autour du monde, je me suis réorienté vers le journalisme pour pouvoir me concentrer sur l’écriture. Au terme de mes études, j’ai alors rejoint l’équipe de Good Morning Crowdfunding, séduit par les valeurs véhiculées par le financement participatif, à savoir la rencontre, la solidarité et le partage.”

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