[AFRIQUE] Un crowdfunding difficile mais prometteur ?

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Afrique

Avec le succès du crowdfunding partout ailleurs dans le monde, une lueur d’espoir est apparue aux entrepreneurs africains. Ils voient en lui un moyen permettant de combler le vide causé par l’absence d’investisseurs sur le continent… Le crowdfunding en Afrique reste néanmoins embryonnaire, tarde à prendre ses marques, et peu de pays profitent de ce système de financement participatif.

En effet, le succès du crowdfunding est plus marqué dans les pays nord-africains, région émergente. Le continent a de nombreux obstacles pour développer suffisamment ce modèle : une faible bancarisation (peu d’africains possèdent une carte de crédit) ; les africains ont du mal à s’auto-suffir (ils demandent souvent l’aide occidentale) ; s’ajoute à cela le manque d’équipement informatique (ce qui complique la communication d’un projet), ainsi le manque de compréhension du modèle de financement.

Au Nord de l’Afrique, les plateformes notables sont Zoomaal, installée dans le monde arabe et proposant des paiements hors ligne ; CoFundy, plateforme française active dans le Maghreb ; ou encore JumpStart Africa, déposée aux Etats-Unis mais basée au Maroc et souhaitant se spécialiser dans l’artisanat. Mais pour chacune d’entre elles, la plupart des objectifs ne sont pas atteints, les quelques financements reçus venant le plus souvent des expatriés arabe vivant dans des pays développés occidentaux…

Dans le reste du continent, quelques plateformes parviennent tout de même à faire leur chemin. C’est le cas de mChanga, plateforme Kényane permettant de faire des dons via un mobile, objet plus utilisé dans certaines zones de l’Afrique, Ecofund misant beaucoup sur la faisabilité d’un projet, ou encore OnePercentClub déjà bien installée dans la paysage du crowdfunding en Afrique !

Mais alors, comment faire pour que l’Afrique puisse elle aussi connaitre le succès crowdfunded ? Développer la législation facilitant l’insertion du crowdfunding dans le continent et développer les moyens de paiement seraient de bons débuts. Par ailleurs, la France entend « parrainer » l’Afrique ce qui aiderait le continent à devenir un nouveau relais de croissance mondial, mais qui serait aussi bénéfique pour la France puisqu’elle en tirerait des avantages fiscaux.

 

 

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À propos de l’auteur

Passionnée de journalisme depuis toujours, c’est après une licence en information et communication que mon avenir s’est confirmé : je veux écrire. Après une expérience en tant que rédactrice pour une chaîne télévisée publique française, Good Morning Crowdfunding a donc été pour moi l’opportunité de découvrir l’univers des startups, tout en continuant à être du côté de la rédaction.

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